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Le Cirque des Mirages – Cabaret de Parker et Yanowski au Chien qui fume – Avignon Off – par Angélique Lagarde

Posté par angelique lagarde le 16 juillet 2011

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Le Cirque des Mirages
Cabaret – Chansons
Au Théâtre Le Chien qui Fume – Festival d’Avignon 0ff

Tous les jours à 22h30

Le cabaret fantasmagorique de Parker et Yanowski

Fred Parker, trublion virtuose, compositeur, accompagne au piano son acolyte, le chanteur, poète fantasque, Yanowski. Cet incroyable duo nous propose une soirée digne des plus mystérieux cabarets du XIXème siècle, entre esthétique expressionniste et textes d’une richesse rare. 

N’ayez crainte, poussez la porte du cabinet de curiosité des docteurs Parker et Yanowski, laissez-vous transporter dans le temps et les méandres de l’imagination de ce duo de génie. Parker au piano, Yanowski au chant, c’est l’alliance de la virtuosité et de l’interprétation. L’atmosphère surannée de cet étrange cabaret expressionniste renoue à la fois avec la véritable tradition scénique de cette forme dans toute sa théâtralité et avec l’enjeu sociétal des textes de la fin du XIXème adapté ici à nos préoccupations actuelles.

Les mains, le corps de Yanowski se déploient de manière tentaculaire, l’énergie de l’interprète nous pénètre alors au plus profond et c’est en totale osmose que nous partageons les déambulations de ses personnages fabuleux au sens originel du terme, de La femme fantôme au Diable bateleur qui joue avec sa proie. Dans une parfaite maîtrise du rythme due aux influences jazz de Fred Parker, dans le superbe Ceux qui savent aimer Yanowski nous raconte l’amour comme si Brel avait rencontré Kusturica pour nous emporter dans une Valse à mille temps aux accents tsiganes.

Dans une alternance maîtrisée du rire au cauchemar, Parker et Yanowski osent tout, de l’engagement au  blasphème avec J’ai vu Dieu… dans une telle justesse que tout peut et doit être entendu ! Il est admirable de voir se dessiner sous nos yeux le portrait d’un homme sans âge, écartelé entre son cœur et sa raison, dans une société où plus rien ne fais sens, où la foi manque d’objet. Parker joue la mélodie d’un bonheur possible, Yanowski est Orphée, nous sommes Eurydice.

Angélique Lagarde

Théâtre du chien qui fume
75, rue des Teinturiers
84000 Avignon

Réservations au 04 90 85 25 87

 

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