• Accueil
  • > One man show
  • > Les Cerises au kirsch, écrit et interprété par Laurence Sendrowicz au Théâtre de la Vieille Grille par Philippe Delhumeau

Les Cerises au kirsch, écrit et interprété par Laurence Sendrowicz au Théâtre de la Vieille Grille par Philippe Delhumeau

Posté par angelique lagarde le 2 mars 2011

Hebergeur d'image

Les Cerises au kirsch © Thérèse Gacon

Les Cerises au kirsch
Itinéraire d’un enfant sans ombre
Ecrit et interprété par Laurence Sendrowicz
Mise en scène de Nafi Salah
Au Théâtre de la Vieille Grille jusqu’au 20 mars 2011

Du mercredi au samedi à 21h00, dimanche à 17h30
Le temps des cerises au kirsch, alcools doux-amers d’une vie

Le Théâtre de la Vieille Grille, un lieu de convivialité niché au cœur d’un charmant quartier du Vème arrondissement, invite à découvrir une pièce émouvante, Les Cerises au kirsch. A l’ombre de l’étoile Jaune, le texte de Laurence Sendrowicz brille dans le firmament intemporel de l’histoire mouvementée d’une famille de la Shoah à nos jours. La mise en scène réalisée par Nafi Salah, un concentré en clair-obscur à l’image des évènements marquant le destin de Léon, Maxime et Mickaël.

La pièce commence par la dégustation d’une cerise au kirsch enrobée de chocolat. La profondeur du plaisir sucré lié à la note alcoolisée, le même équilibre fragile qu’entre rires et larmes. En 1942, les parents de Léon âgé de dix ans et de son petit frère âgé de sept ans sont envoyés à l’Est. De ce fait, les enfants trouvent refuge à Bruxelles chez une dame. Désormais, leur destin alterne entre péripéties heureuses et malheureuses. Ballottés de « homes » en maisons d’enfants, leur itinéraire croise la route du temps, des souvenirs et des difficultés du quotidien. Un  long périple jalonné par les blessures de l’enfance, la barbarie des hommes, le déclin de tout un peuple.

En 2009, Mickaël, dix-sept ans, se veut le porte-voix pour raconter l’histoire des personnages de sa famille. Les mots sont forts, empreints de réalisme sur la lie du doute et de l’espoir. Il prend souvent son grand-père pour modèle et souhaiterait, comme lui, étudier la chimie. Quand il évoque sa mère, c’est pour parler de ses pleurs incessants. Rien d’autre. Le récit effectue des allers-retours constants entre le passé et le présent. Les silences glissent avec discrétion sur la question des déportés. Ce va-et-vient déstabilise un peu le public – auditeur car il est parfois difficile de ne pas décrocher du fil de l’histoire. La subtilité de l’interprétation de Laurence Sendrowicz permet justement de ne pas se noyer entre les remous tragiques du passé et la volonté actuelle du petit-fils de se frayer son chemin à venir.

La comédienne, seule en scène, joue de la bretelle selon le personnage qu’elle reproduit. Sur le plateau, l’ombre de Laurence fuit l’ensemble des personnages représentés, la lumière savamment dosée pose son halo sur les déambulations de la conteuse qui virevolte de-ci, de-là.

L’écriture de Laurence Sendrowicz traduit aussi bien avec force, vérité et sensibilité les faits poignants d’hier que ceux qui bousculent le monde d’aujourd’hui. Les Cerises au kirsch, un texte où les images volent le présent pour le graver dans la mémoire collective.  

Philippe Delhumeau

Théâtre de la Vieille Grille
1, rue Puits de l’Ermite
75005 Paris
Métro Place Monge
Site : www.vieillegrille.fr

 

ndiheferdinand |
sassouna.unblog.fr/ |
pferd |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Konoron'kwah
| Montségur 09
| INTERVIEWS DE STARS